Sans titre à ce jour

belangeintl/ juin 29, 2015/ Traduction/ 4 comments

Bonjour à tous, alors ce lundi estival ? Pour le finir en beauté, je vous propose un nouvel article. Plus court que le précédent mais vous allez vite comprendre pourquoi !

« motivant…, libérateur-enrichissant-instructif, voilà »

« Plus apaisé qu’avant de commencer, une première pour moi ! Merci encore pour ton écoute et tes conseils »

« excellent exercice d’exploration, quel bonheur de partager cela » « comment dire, une expérience aussi rythmée que bien illustrée ! »

« agréable, engageant et efficace »

« un vrai plaisir inédit de [se] découvrir soi-même, découvrir les autres aussi et en plus, de respecter un cadre super contraignant ! »

« beaucoup mieux qu’une thérapie de groupe »

« un atelier enrichissant grâce à l’approche de l’écriture et la connaissance de l’Autre »


Voilà. C’est parfait ça. Je n’aurais pas trouvé mieux pour présenter cet atelier à ceux qui n’y ont pas encore participé. Soyez sans crainte, la deuxième édition est en route, elle sera livrée au 15 avenue Clémenceau le 9 juillet, déballée entre 18h45 et 20h45 et montée sur des rails de travelling pour écrire comme… comme au cinéma.

Je disais, je disais, je n’aurais pas trouvé mieux, alors que mon métier d’interprète de conférence consiste à trouver le bon mot au bon moment. Mais ce soir-là, j’étrennais un nouveau costume celui d’animateur d’atelier d’écriture. D’ailleurs, j’étais aussi fier qu’impatient, je ne cessais de vérifier, revérifier mes consignes sagement retenues par un trombone noir avant d’être lues, puis explicitées. Le 16 juin dernier, ce soir-là, dans la grande salle de réunion des Satellites : j’étais en proie au trac.

J’espère ne pas l’avoir montré à mes invités : sachant combien il est difficile d’écrire, et plus difficile encore de lire ses écrits, je gardais mes appréhensions pour moi. Je ne devais pas être le seul à flipper car l’un des participants a tenté de s’esquiver juste avant le début des festivités. Il a fallu enclencher le mode séduction avec une pointe de vannes, d’autorité, de persuasion, digne des meilleurs VRP du temps jadis. Pour finir l’ami a rejoint le groupe : je lui avais assuré le plus sincèrement du monde qu’il ne regretterait pas d’avoir ignoré la petite voix vicelarde qui lui crachait :

tu n’es pas taillé pour écrire, tu n’as ni la fibre ni l’originalité nécessaires alors va donc t’occuper de tes clients !

« mais j’ai pas les mots, j’ai pas les mots non »

Pour ma part, je ne trouve toujours pas le mot juste. Les mots justes pour parler de mon atelier d’écriture. Un comble. Qui me force à emprunter ceux de Michel Jonasz (le titre de la chanson est « Groove baby Groove »). J’aurais pu faire un plus mauvais choix mais bon quand même : ce ne sont pas mes mots, non, pas mes mots !

Depuis ce soir-là, j’ai pourtant eu tout le loisir de digérer le déroulé de l’atelier, disséquer les réactions du groupe, analyser les textes produits par les participants…. Eh bien non, quelque chose m’échappe.

Peut-être parce que l’on peut apprendre à écrire, vivre de sa plume mais qu’un je-ne-sais-quoi d’irrationnel ne pourra jamais être mis en bouteille. C’est ça l’écriture pour moi.

bottling up

Au début, il y eut…

Si je reprends tout depuis le début, si je renifle la piste de mes mots, récoltant les indices qui m’ont conduit jusque-là peut-être y verrai-je plus clair. Au commencement… au commencement donc, j’ai mis quelques jours à trouver la bonne formule pour baptiser l’atelier, celle qui sonnerait juste. Ce n’était pas désagréable de jouer avec les mots, d’associer sons et émotions – pas facile à dire ça, hein ? Bref, à force de jouer, je l’ai appelé jeux, au pluriel attention, ne pas tomber dans l’ego-trip d’entrée de jeu, ne pas jouer le jeu du je. Restons ludiques. Ludiques mais subjectifs.

Le terme « jeux » m’a également paru adapté car les consignes d’écriture qui permettent de faire éclore un imaginaire requièrent des règles strictes, un certain nombre de joueurs et une limite de temps. Présenté de la sorte, on pourrait aussi bien parler d’un match de foot !

Si vous souhaitez connaitre l’issue de la partie, le score, le nom des remplaçants, l’ambiance survoltée qui régnait dans le stade la salle, retrouvez-moi ici-même pour la suite de ce billet.

4 Comments

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  3. Bravo, Cyril! Désolée d’avoir manqué cet atelier. En plus des consignes précieux, je me doute que l’énergie qui vous habite a fait vibrer la salle. À quand la suite ?

  4. oh! les beaux bidons de lait, pardon les beaux bidons de mots… c’est un peu bidonné, je vous l’avoue mais on ne résiste pas aux mots. ce sont eux qui nous mettent en bouteilles… ou en bidons!
    salut à tous
    Norbert

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